Dans la vallée de la Drôme, les sécheresses, gels tardifs et grêles fréquentes frappent le monde agricole. De l’élevage aux grandes cultures, du maraîchage à l’arboriculture, toutes les filières sont impactées par le changement climatique.

L’addition de ces nombreux chocs risque de mettre K.O les écosystèmes et notre agriculture : c’est la théorie du boxeur.

Dans ce film, Nathanaël, géographe et cinéaste, part à la rencontre d’agriculteurs et d’agricultrices afin de questionner leurs vécus, solutions et impasses. Si nos façons de produire évoluent, les modes d’adaptation diffèrent. Basés sur des avancées techniques ou sur la compréhension du vivant, ils révèlent des visions de l’agriculture qui ont du mal à se rencontrer.

A partir de ces témoignages d’agriculteurs, de chercheurs ou de techniciens, cette enquête propose une réflexion sur le devenir de nos systèmes agroalimentaires dans un contexte d’incertitude climatique. A l’heure où la souveraineté alimentaire et le local ont le vent en poupe, comment bâtir un modèle plus résilient à l’échelle d’une vallée ?
Comment pouvons-nous influer sur notre assiette et le devenir de l’agriculture ?

LES GRANDS THÈMES DU FILM

 

Quelles adaptations au changement climatique ?

Le dérèglement climatique est protéiforme et nos connaissances limitées. Les stratégies pour s’y adapter sont variées, parfois complémentaires mais sous-tendues par des visions du monde très différentes. Solutions techniques, génie génétique, agroforesterie, agriculture de conservation…

Que mettent les agriculteurs en place ?

Quelles sont leurs craintes, leurs visions des changements ?

L’alimentation et la résilience alimentaire

Les circuits longs et moyens ont un rôle prépondérant dans nos modèles de consommation. Comment se connectent agriculture et alimentation sur un territoire ? Quelle part de la consommation représente l’alimentation produite localement ?

Pourquoi les circuits courts sont une partie de la réponse au changement climatique ? Quelles solutions créent plus de résilience alimentaire ?

Le rôle du vivant

Dans les airs, sur terre et dans les sols, les écosystèmes sont complexes et interconnectés. La crise du dérèglement climatique s’accompagne d’une forte érosion de la biodiversité dans les champs. Différentes pratiques se développent pour favoriser cette biodiversité : sols couverts, plus riches en matière organique et stockant du carbone, protection de la faune auxiliaire (oiseaux, insectes)… Ces deux crises ont-elles un lien ?

La place de l’eau

L’eau est au cœur de tout système vivant. Le territoire de la vallée de la Drôme, classé en zone de déficit hydrique depuis 1995, est en position de fragilité. En quoi l’irrigation pour les productions de la basse vallée est-elle importante ?

Quel pourrait être le rôle de futurs stockages d’eau ?

L’évolution du climat nous pousse à repenser notre système agro-alimentaire gaspilleur en ressources. Quid du maïs et du soja, gourmands en eau et souvent destinés à l’alimentation animale ?

Qu’en est-il des légumineuses, économes en eau mais peu plébiscitées par les consommateurs ?